Le montant global de l’investissement avoisine les 200 millions de DH, dont 50 millions ont déjà servi à l’extension et la modernisation des ateliers actuels. Les 150 millions restants étant consacrés à la réalisation de la nouvelle usine. Progressivement, la totalité des bijoux fabriqués comporteront la griffe Rafinity: une griffe 100% marocaine, créée par le fondateur de l’entreprise, Aziz El Hajjouji. Issu d’une famille fassie modeste, cet artisan joaillier, parti de rien, roule aujourd’hui sur l’or et est à la tête d’un effectif de 900 personnes. Pour la nouvelle usine, il est prévu d’en recruter 1.000 autres, ce qui portera l’effectif total à 1.900 personnes.

Beaucoup d’employés viennent d’Asie, majoritairement de Thaïlande. Certains d’entre eux sont recrutés en tant que formateurs. Et justement, en termes de formation, OroMécanica met le paquet. Elle dispose même d’une école d’artisans joailliers, en collaboration avec la SEFP (secrétariat d’Etat chargé de la Formation professionnelle). Plus de 1.000 apprentis y ont fait leurs premières armes, est-il indiqué. En matière de production, les ateliers actuels atteignent des pics de 14 kg de bijoux en or par jour. Avec la nouvelle entité, la production journalière prévisionnelle devrait avoisiner les 30 kg. «En plus de la joaillerie, nous allons produire sous la marque Rafinity une panoplie d’autres produits de luxe: sacs, montres, caftans, parfums, optique…», a expliqué El Hajjouji, à l’occasion d’une visite d’usine organisée pour la presse jeudi dernier. Des créations uniques seront également produites sur commande, a-t-il ajouté. OroMécanica couvre environ 25% des besoins du pays en joaillerie, en fournissant régulièrement près de 5.200 magasins à travers tout le Maroc. Et ce, sans compter les ventes directes dans le showroom et dans les boutiques Passion. Ce qui fait la particularité d’OroMécanica, c’est la capacité à offrir un design issu d’un mélange entre l’artisanat marocain et les lignes contemporaines. Innovants, les ateliers actuels conçoivent 24 nouveaux modèles par jour en moyenne. Et un service après-vente se charge même de la réparation des dommages subis par les bijoux.

Nadia BELKHAYAT leconomiste.com